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  • : Opti-secours
  • : Réflexion utopique sur l'optimisation globale tous azimuts du service d'incendie et de secours en France
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Pourquoi un tel site ?

Pourrions nous, à budget constant, améliorer notre savoir-faire, notre sécurité, notre communication avec les élus en montrant que nous sommes un centre de profit pour la collectivité?

Ce site veut juste proposer des pistes de réflexion ou d'optimisation, qui paraîtront à beaucoup utopistes ou farfelues, mais destinées à titiller la curiosité du lecteur, à le faire réfléchir sur lui et sa corporation, et se demander peut-être ce qu'il pourrait proposer pour aller de l'avant.

Nota : Un grand merci à tous ces SP qui, au quotidien, cherchent à optimiser, bricoler, inventer, sécuriser, bref, faire avancer le système, quelque soit leur grade et leur statut...

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 16:54


Le Code Général des Collectivités Territoriales préconise pour tout feu :

6 SP, avec un S/O & un engin de type FPT au minimum

(Les SDIS qui le souhaitent peuvent partir à 4 s’ils l’écrivent au Règlement Opérationnel)

Contrairement à la légende, rien n’oblige les 6 à partir dans le même Fourgon.

Pour un FPT de SPP, le souci est l’attente, avec le coût et l’indisponibilité induite :

On attend souvent sur inter (GDF, EDF, voirie, Maintenance SSI, office HLM, etc)

Cela coince de couteux SPP et désectorise pour rien 6 agents.

Pour un FPT de SPV, le souci est le temps de départ et la durée de l’inter :

Il faut attendre 6 SPV. Il y’en a toujours 1 ou 2 qui vont mettre un peu de temps à arriver

(phénomène est encore plus vrai avec les casernes fusionnées, les jours de marché, etc)

De plus, sur une longue inter, des SPV peuvent avoir un souci avec leur job :

Il faut, à l’Allemande, faciliter leur engagement civique et leur permettre de rentrer.


Dès lors, peut-on optimiser ce départ FPT à 6 ?

Certains arment les FPT SPP à 4 (UK par ex.), pour remettre rapidement les EP dispos.

Les pays à fort volontariat (Suisse, germaniques, etc) font souvent partir un 1erengin avec les 1ers arrivés, pour gagner sur le temps de départ (on peut aussi avoir le souci en garde postée, avec un agent sous la douche par exemple)

 

Quels seraient les avantages de scinder le FPT en 2 engins ?

Le FPT part avec les 4 premiers - fort gain sur le temps de départ :

Donc potentiellement sinistre moins développé et sauvetages possibles.

Barrer une rue loin en amont avec le 2ème engin (fuite de gaz, feu sur VP)

Protéger la coûteuse EPC ou le BAT sur VP, en balisant leurs arrières …

Faire rentrer 2 SPV qui auraient un souci de travail en journée.

Pour les SDIS qui décalent encore avec une MPR derrière le FPT :
On évite de perdre du temps, on l'accrochera plutôt au 2ème engin...


Ca force les gens à s’habituer à bosser à 4 :

Tuyaux en écheveaux, caisse d’attaque, etc.

Ils sont donc prêts s’ils partent en prompt-secours à 4.

Parfois aussi, on a besoin d’un matériel spécialisé qui dort dans la remise.

Pas besoin de désectoriser un engin pour l’amener : le VTU va le chercher…


Quel serait ce 2ème engin ?

Nous avons déjà étudié le cas du VPI qui précède le FPT (voir ici)

Il nécessite d’être 3 ou 4 : ça peut être trop cher, ou on peut manquer de monde
Mais c'est très avantageux pour les grands secteurs, et si le FPT est HR, donc lent

Sinon, un engin qui suit le FPT à 4 (idée un peu abordée via l’article Classe 2)

2 agents seulement pour l’armer, ils seront BAL.

Idéalement, surtout pour les SPV, un engin permis VL.

Par exemple le VTU : on a ainsi une tronçonneuse, un aspirateur, du balisage…

On peut facilement l’équiper en FIL (voir ici), pour alimenter vite & sans fatigue.

Dans les Centres sans difficultés de permis PL, pourquoi par un porteur (CCI, CCF)

Cela permet de décaler à 4 dans un FPTL qui se faufile vite, sans souci d’eau.

Bien balisé, le 2ème engin peut faciliter la feuille de garde pour départs SR :

Pour feu ou SR mêmes piquets : 4 au FPTSR, 2 au FIL-BS ou CCI …

Les tenues sont hors des engins : le 1er PL des 2 COD1 désignés sort le FPTSR

 

Bien entendu, les « anti-changements » auront des réclamations :

Il n’y a pas de Binôme de sécurité pour le BAT.

Faux : le temps de faire la reco, établir, avoir de l’eau à la LDV, le 2èmeengin est là.

Ca augmente le risque routier.

Faux : le 2ème n’est pas aussi pressé, il faut passer la consigne qu’il roule sagement.

Et ça évite que les SPV qui habitent loin roulent comme des frappés quand ça bipe.

Quid du Chef d’agrès s’il est parmi les retardataires.

Faux problème : un FPT en prompt-secours peut partir sans S/O.

Le S/O arrivera avec le 2ème engin, comme s’il arrivait avec un FPT voisin.

Faire rentrer 2 gars ne permet pas de remettre un VSAV dispo.

Vrai, mais 2 gars dispos, c’est mieux que 0 : prompt-secours ou DIV.

Il peut rester encore du monde au centre, par exemple le VSAV 1

Voire que l’EPC rentre du même feu, donc 4 agents dispos plus vite.

Sur gros feu, pas d’intérêt à ces duos d’engins qui encombreront la ZI.

Vrai. Sauf que sur gros feux, multiplier les FPT ne sert à rien (voir ici)

Il faut engager moins de FPT, & plus de FMOGP/DA. Problème réglé.

 

On le voit, scinder le FPT en 2 permettrait de gagner en efficacité opérationnelle sur le temps de départ et la recouverture secteur, en optimisant les piquets SPP et facilitant la vie des SPV…

 

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 10:07

On constate aujourd’hui de nombreuses remises saturées.

Cela engendre des risques d’accrochage et complique le quotidien

Certains engins sont si proches qu’on les parque rétros pliés !

Et cela représente des coûts cachés notables…

 

09 04 23 Cavaillon (4)

 

Et si on y remédiait ? En essayant d’atteindre une règle simple :

1 engin par travée 

 

Cela permettrait certains avantages :

 

Limiter les engins à sortir lors des départs :

On met en 2ème rang les engins qui sortent peu, mais cela reste :

Une perte de temps (que les gens compensent en roulant vite ensuite)

Un risque d’accrochage, aggravé par le stress du départ.

 

Etre moins coincé si une porte est défectueuse :

On a de la marge pour stationner les engins, si la remise est moins encombrée

 

Une réflexion sur les moyens :

Le parc des SP Français est pléthorique.

Les Anglo-Saxons travaillent avec des engins bien plus polyvalents

Tendre vers un engin par travée permet de réfléchir sur la polyvalence :

Limiter les VTU, par des VPCE-TU (ici), des VTU-Spé (ici) ou VSAV-P (ici)

(faut-il 3 VTU par CSP pour 1 inondation majeure tous les 5 ans ?)

Faut-il des CSP avec 3 FPT jamais armés par 3 x 6 SP ?

Ne faut-il pas mieux 4 FPT polyvalents (Gain : FSR-CCF-MEA-CCI, voir ici)

Quid d’un VSAV 4 qui sort 2 fois par mois ? Vs PSE ou VSAV-P… (voir ici) 

Gain de plusieurs engins sans perte opérationnelle : redondance

 

Limiter les besoins de construction.

En désengorgeant la remise, on créer des espaces « besoins modernes » :

Bureaux, salles de cours, magasins logistiques, etc.

On peut ainsi retarder de quelques années une construction neuve.

On évite également les constructions neuves pharaoniques des CSP actuels.

Ce qui joue sur le coût d’achat, mais aussi chauffage et lumière !

 

S’ouvrir sur le monde :

Le monde des pompiers est assez fermé, replié sur lui-même

Les portes de remises occultées en sont une illustration.

Dans certains pays, les portes sont beaucoup plus vitrées :

Ouverture sur l’extérieur, et possibilité de mieux voir la vie de la caserne.

De façon pragmatique, gain en luminosité, donc en éclairage, donc en KwH

(on fait de nos jours des ouvrants lumineux à faible déperdition de chaleur…)

Une remise « propre » fait plus sérieux qu’un bloc d’engins enchevêtrés.

 

Des travées désengorgées permettraient donc de gagner sur le parc, mais aussi sur le bâtimentaire, à la fois en coût d’achat, mais aussi de fonctionnement…

Reste « juste » à faire le plus dur : changer les mentalités…

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:13

Le Sapeur-Pompier Volontaire ne coûte pas très cher.

Par contre, inconvénient, un engin de SPV part en 5-6 min.

Voire + s’il faut attendre des éloignés et retardataires.

 

De plus, les secteurs sont parfois étendus en rural :

Temps de départ long & temps de route long.

Associé à la problématique d'engins parfois 4x4 donc plus lents.

 

A coût égal, comment pourrait-on améliorer cela ?

La solution existe chez certains de nos voisins :

(Allemagne, Belgique, Suisse, etc)

 

Un départ Feu ou AVP scindé en 2 engins

Les premiers arrivés partent au plus vite dans un engin rapide

Vite trouver l’adresse (parfois le 1er engin cherche un peu…)

Faire les réactions immédiates, barrer les fluides,

Faire un sauvetage avec la 2 plans, couper une propa, etc

Ouvrir une brèche sur une VL pour extraire rapidement une victime

 

Le Fourgon peut ainsi attendre les retardataires

Et rouler moins fougueusement, idéal avec 3T d’eau aux fesses !

 

Exemple de VSRL-HR rapide Allemand 

L’idée : les 3 premiers arrivés au bip filent directement avec.

Pour ouvrir si besoin rapidement une « brèche SAMU »

Suivent ensuite FPT(SR), FSR & CDG quelques minutes après 

 

117063-large

Source : http://bos-fahrzeuge.info

 

En France, ça a eu existé…

Engager un CCFL dans les petits villages…

Ça c’est perdu, on engage désormais des Engins à 6.

Donc attendre 6 SPV, dont potentiellement 1-2 éloignés

Puis rouler « fort », ce qui est dangereux (surtout en CCR…)

Donc mettre 15-17 min à se présenter en bout de secteur 

Idem si départ FPTSR à 6 pour AVP…

 

L’idée, se serait de partir du VTU existant :

Pas d’engin en plus à stocker dans les remises

Un engin 3,5T, pour ne pas avoir de souci de permis PL

Un engin pas trop gros, pour l’accès aux ruelles des villages

Il part en PS INC ou AVP avec les 1ers arrivés de l'équipage FPT(SR)

(sauf le COD1 bien sûr !). Au quotidien il sert de VTU.

 

Un châssis de VTU ou ex-VPI, avec lots INC/SR simples à demeure :

Pour partir vite, il ne faut rien charger : on démarre, on part !!

 

400 litres d’eau, un sac d’attaque en 45, 1 LDV, 2 ARI, guère plus

Un outil combiné autonome : ouvrir un pied-milieu, dégager un piéton

Des lots DIV à charger au besoin (moins grave de charger une MPE en 5 min)

 

Exemple de combiné autonome (pas de groupe hydraulique en plus) :

 

ComboTool 10461883

 

Pourquoi pas un petit Maxicity au gabarit permettant de se faufiler partout : DSCN6138---.JPG

 

Et voilà, sans acheter d'engin en plus, en aménageant un VTU ou VPI :

On gagne plusieurs minutes sur le temps de présentation

On permet aux volontaires un peu éloignés d’exister

On limite les risques sur la route (montée au bip et engins lourds)

Sur un AVP, en se garant d’emblée en amont, il sert aussi de VBS

 

Pourquoi se priver ?!?!  

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 13:42

Aujourd’hui, la route est un des éléments les plus dangereux pour le SP

La palme de la dangerosité revient à la montée au bip pour les SPV :

Plusieurs morts par an, et combien de blessés avec séquelles…

A cause de l’adrénaline, du stress, de l’envie de décaler rapidement…

 

Sincèrement, quand on fait le bilan, une fois sur place, ça valait le coup ?

Rarement… très rarement !

Faut-il se tuer, ou un tuer un gosse sur un passage piéton, pour une gastro ?

Un poignet cassé, ok ça fait mal, mais faut-il rouler à 120 en ville pour ça ?

Comment savoir si le VTU qui sonne est un prompt-secours pour ACR ou…

une cave inondée depuis 3 jours et découverte au retour de vacances ?

Et la liste d’exemples est longue…

 

Pourquoi pas, dès lors, généraliser 2 niveaux de bips :

·         Un prioritaire, pour urgences avérées (ACR, feu suspecté grave)

·         Un non-prioritaire, pour urgences moindres (malaise bénin, guêpes)

 

On peut le raccrocher à un motif d’intervention : guêpes, carence 15, etc.

Les systèmes actuels le permettent, et certains SDIS le font partiellement.

 

Mais il faut aller plus loin, en laissant le choix à l’opérateur CTA :

Car le motif peut cacher des disparités très importantes :

Un malaise, c’est une suspicion d’AVC ou des règles douloureuses au lycée ?

Un feu, c’est une maison avec le toit envolé ou une poubelle isolée sur VP ?

Pas pareil en terme d’urgence…

 

L'arrière-garde parlera du 0,01% des cas où c'est plus grave qu'à l'appel. S'ils cautionnent de rouler comme des dingues pour les 99,99% d'autres cas, tant mieux pour eux.

Mais il faudrait peut-être se poser les bonnes questions :

On est marrant en France, on roule comme des débiles mais une fois sur place, on sort des tuyaux en couronne comme en 1920 qui mettent une plombe à être établi... Alors bon... 

 

Ceux qui ont pris du CTA savent qu’on envoie parfois les collègues en sachant que c’est une bouse qui les attend, mais parce que c’est à nous de le faire, d’où l’intérêt de pouvoir choisir, quelque soit le motif, « prioritaire ou non ».

 

Le gain en sécurité ne sera pas que pour les SPV au bip.

On peut espérer aussi que les SP en garde postée prennent conscience qu’il ne sert à rien de rouler comme des sauvages à chaque départ (ce qui est d’autant plus dommageable qu’en urbain la majorité des inters ne nécessitent absolument pas de prendre un risque quelconque pour nous ou les tiers autour lors du trajet)

 

Nota : pour ceux qui utilisent la sirène et ses vertus, on peut passer d'un code de sonnerie par motif ou par engin à un simple code binaire : urgent, moins urgent...

 

Tuer une gamine pour partir en VSAV sur une épaule luxée, n'est-ce pas dramatique !

Nos comportements doivent changer sur les trajets bip et interventions, il faut tenter

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:00

Notre dévidoir mobile, quasi-exception Française, est plein d’avantages

Malgré quelques évolutions ces dernières années, il reste à 200m-200kg

 

imagesCAOPICH6

 

Dans son concept théorique, il sert à poser une division au + près du foyer

Or, dans 99% des cas, l’Engin-Pompe (EP) se gare au + près du sinistre

Le BAT établit direct en 45, le dévidoir sert, en pratique, à alimenter l’engin

 

D’autre part, aujourd’hui, le SPP est cher, et le SPV est rare.

Les EP à 6 ne sont pas la généralité. Plutôt 4 (voire 3 en Prompt-secours)

Et à 6, si ça brûle, le BAL a mieux à faire que d’alimenter l’EP !

 

C’est donc plutôt au Conducteur d’alimenter son engin :

Adaptons le dévidoir pour alimenter rapidement & seul un Engin-Pompe

 

Alimenter rapidement :

Le tuyau-couronne est inutile : lenteur, gaspillage de bras, anti-ergonomie

Il faut rapide & pratique : caisse d’attaque, division d’attaque… & dévidoir !

Dès lors, pourquoi pas y mettre un 70-40m de + ?? (Oui, ça passe…)

Et on gagne 4 couronnes-20m dans les coffres (Pratique pour FPTSR ou FPTL)

Pour les sceptiques : la norme laisse libre le mode de roulage dans l’engin

Pour les Engins à 1 dévidoir, pourquoi pas un modèle XXL de 280 m ?

Gain de temps fou par rapport à tirer 200m-dévidoir puis 80m-couronnes !

 

& seul :

On a 2 ennemis : poids et résistance au roulage

Testons le dévidoir tout-alu ?? c’est + cher, mais on s’y retrouve !

Ne fixer sur la traverse qu’une clé de poteau et 2 bouchons d’hydrant

 

Si on le tracte seul (surtout le XXL), il faut qu’il roule mieux :

Remplacer les moyeux en bagues graissées par du roulement à billes

S’il roule mieux, il faut freiner mieux… Or les freins actuels sont faibles :

Tester un frein-disque VTT ? avec homme-mort : freine si lâche le frein

 

Cas particulier du VPI : on en voit avec 200m en écheveaux sur le toit.

Or un VPI doit aller au feu & établir une lance de suite, sinon ça sert à rien

S’il faut rouler vers le poteau du coin ou tirer 200m-écheveaux à bras...

Utopie aussi des VPI plein de couronnes qu’on ne pourra jamais établir…

Donc intérêt pour eux d’un dévidoir, à châssis allégé/capacité augmentée

 

Cas du FPT : l'engin est censé attaquer de gros feux

Donc besoin de débit en entrée, or il n'a que du 70 en grand nombre.

Et si on renforçait le 110? Certes, il faut des DA (voir ICI)

Mais il pourrait être intéressant d'avoir 1 dévidoir de 120m de 110.

En zone industrielle, on a de fortes chances d'avoir un PI à moins de 120m.

On le laisse à demeure : pas de risque à le changer à la va-vite si feu en ZI

Et même sur feu de maison/garage, ça peut servir...

   

 

Avec ce dévidoir revisité, on bosse + vite, avec - d’efforts

Dans le dévidoir, y’a de l’espoir !!

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 14:33

Nombre de CPI font le prompt-secours en simple VTU, avec lesquels ils interviennent pour accidents

Souvent sur petites routes, mais on peut avoir des RD ou RN fréquentées voire dangereuses…

 

D’autre part, certains ont sur le secteur une autoroute mais n’y sont pas engagés faute d’engin adapté.

On doit donc attendre le VBS le plus proche, qui peut venir d’assez loin en journée si les CS alentours n’ont pu armer respectivement qu’un VSAV et un engin SR chacun…

 

Et nombre de "petits" SDIS n'achètent pas de VBS vu le coût du PMV, du triangle et du balisage

(plusieurs milliers d'euros pour l'ensemble... sécurité des SP vs quelques milliers d'euros)

Petits SDIS ayant des autoroutes peu fréquentées, donc peu couvertes en patrouilles autoroutes

Donc patrouilleur long à venir, donc sécurité des SP hasardeuses durant de nombreuses minutes !

 

Nous avions déjà avancé l’intérêt d’un VTU-BS simplifié pour les CPI, pour améliorer le VTU de base.

Mais pourquoi ne pas acheter directement à la source un engin déjà très bien équipé ??

 

Le patrouilleur autoroutier

    

Iphone 001

 

Avantage :

Il a déjà balisage face arrière, Panneau Message Variable, triangle relevable, et parfois mât d’éclairage

Avec quelques étagères intérieures il fera un très bon VTU.

 

Inconvénients ?

Il est d’occaz et il a des bornes ?

Les CPI communaux achètent déjà souvent d’occaz (les riches peuvent s'en payer un neuf si besoin...)

Les CPI départementalisés touchent des VTU ayant déjà 10 ou 15 ans, voire des VSAV reconditionnés.

On est déjà souvent sur du VTU « âgé ».

 

Un VTU-BS d'occaz plutôt récent, même avec beaucoup de km, n'est donc pas choquant.

L’inverse de ce qu’on trouve dans les CPI (des engins vieux sans km). C’est donc tout bénéf :

Peu cher à cause du kilométrage & de son usage spécifique dur à recaser dans le civil, profitons-en!

 

Il est jaune et pas rouge ? Certes, mais nous avons vu plus haut qu’avec un peu d’astuce et de stickers, on rajoute du rouge pour pas cher. Et on conserve cette couleur jaune très visible.

 

On pourra nous confondre avec la DIR ou la société d’autoroute ? Et alors ?

Tant qu’on est visible et que les SP ne se font pas cartonner, c’est là l’essentiel.

D’autant qu’on aura, pour pas cher, remplacé les cabochons oranges des gyros par du bleu clair, notifiant qu’il s’agit d’un véhicule de secours et non de travaux.

 

Au lieu d’acheter un banal VTU, on protège mieux les SP pour un coût pas pharaonique.

Et on peut les faire sortir hors-secteur pour du renfort sur AVP, ce qui est motivant.

 

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 17:02
Et si on revoyait nos moyens d'attaque lourds pour feu de structure?
Depuis des décennies, on attaque en jet bâton depuis des points hauts et de plain-pied.
Le point haut est pertinent, notamment en sécurité (interdire l'accès à une structure qui peut s'écrouler)
Mais le jet bâton?


Il est décrié en intérieur, où on lui préfère de loin une LDV en jet diffusé.
L'attaque extérieure est dénommée attaque américaine avec un brin de chauvinisme péjoratif...
Pourtant, on continue d'attaquer les entrêpôts en bâton depuis des échelles ou des ouvrants.

On sait que le débit aide à vaincre le feu.
D'où l'usage, quand les LDV sont dépassées, de canon, sur engins ou au sol. Mais toujours en bâton...
Or on sait que la surface d'échange eau-feu joue aussi, d'où l'efficacité du jet diffusé en intérieur...
Et pour les feux de grande structure?
Que se passerait-il si on réglait ces canons en diffusé un peu ouvert?
La portée diminue, mais ça ne gêne pas en attaque point haut, où le jet est orienté vers le bas.
Y'a-t-il un apport d'air trop conséquent, ou bien la séparation en gouttes améliore l'efficacité?

Pourquoi pas ressortir ces gros ventilos qui furent à la mode dans les grands corps il y a 20 ans.
Leur brumisation était peu perfectionnée, mais il est possible de concevoir un bon propulseur de gouttes.
Un tueur de feu mis en oeuvre par un ouvrant de plain-pied (porte d'accès pour livraisons par exemple)

Certains ventilateurs portables ont une fonction brumiseur très intéressante.
Reste à voir si les gouttes auront assez de force pour atteindre le foyer sans être vaporisées avant.

L'idée folle du jour :
Vous avez déjà vu ces lances mousses moyen foisonnement, avec leur fut de grand diamètre?
Peu couteuses, sans moteur ou autre source d'énergie :

Avez-vous déjà eu la curiosité de les mettre en eau, uniquement en eau?
Surprise! on obtient un large jet de grosses gouttes, assez grosses pour une portée honorable de 15/20m.
(la pression augmentée à la pompe fait un jet plus consistant mais n'améliore pas énormément la portée)

En gros un jet bâton de 20cm de diamètre !!!
Il serait facile de mettre en oeuvre une telle lance sur EPA, à la place de la tête canon  "classique"
Que pensez-vous des photos suivantes?
Un joli jet de gros diamètre, non?
(lance de 45, débit 400 l/min "seulement", pression à la lance 8b)

Imaginez cette dernière photo prise depuis la nacelle d'une EPA...
La portée n'est pas énorme, mais comme l'EPA est proche du foyer, ce n'est pas un souci.
Et on n'est qu'en 45, avec une faible pression à la lance (4bars cette fois).
En 70, à 800 l/min sous 7 ou 8b, cela ne serait-il pas mieux qu'un bâton de 8cm de diamètre à 2000 l/min?

Il y a sans doute quelque chose à faire pour moins utiliser le jet bâton au profit de jet plus diffus, amenant une "pluie" de grande force sur le feu, au lieu d'un point unique et de faible diamètre?
En plus, on voit que ce sont avec des moyens plutôt "classiques" (hormis le Ventilateur Grand Débit), en dotation dans de nombreux SDIS et peu couteux...

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 11:34

L'idée d'la semaine : Cumuler sur un même châssis un CCGC & un VBS

Pourquoi ? Quatre objectifs :

Amener de l’eau sur autoroute / Baliser / Tampon lourd / Réduire le parc

Un CCGC, c’est un tampon qui ne bougera pas si on le percute...

Et sur voies rapides, plusieurs milliers de litres d’eau permettent de voir venir...


Le CCI-Bal. peut se concevoir de plusieurs manières :

- Mise à niveau d’une « citerne à lait ». Mais il est peu aisé de placer un PMV et du balisage sur une citerne ronde... Pour lui, plutôt une transformation CCI-VTU.


- Achat neuf ou réaménagement d’un CCGC « Industriel » à carrosserie rectangulaire :   

Poser le PMV (Panneau Message Variable) + tri-flash relevable sur le toit, coller un vrai silhouettage Haute-visibilité, et placer des dévidoirs de cônes dans les coffres ou à l'arrière.

Avantage du neuf, on peut installer un refoulement « autoroute » sur le côté ou devant pour ne pas mettre en danger le conducteur lorsqu’il alimente un FPTSR ou une division. Et sa pompe entraînée par le moteur vire la MPR du CS : 20 000€ gagnés, prix du PMV+triangle…

Nota : on peut le faire éventuellement avec un CCFS, mais il est peu probable que le PMV et le panneau apprécient les branches basses, les brandons incandescents et le crapahutage...

-Achat d’un PL « Caisse tôlée avec accès latéral » d’occaz.

Citerne fixée à l’intérieur, profiter de l’arrière pour un superbe balisage grande surface + PMV. Accès à l’intérieur (MPP, tuyaux, etc) par le côté (bien évacuer les gaz d’échappement), chariots de cônes dans l’empattement pour ne pas les descendre. Des camions de ce type sont réformés par la DDE avec déjà un PMV et des feux clignotants. Autre piste, les livreurs déjà peints en jaunes… 

 

Pour réduire coût et gabarit, on peut varier la contenance de 4 à 9000l…

Un CCI-BAL 12000 est un peu gros pour faire se faufiler sur la BAU et faire du VTU…


Les sceptiques vont dire : si le CCGC est dehors, plus de VBS, et vice-versa.

Prenons cependant un exemple simple: CS à 500 dép/an pas loin d’une voie rapide.

Le CCGC sort sur 2% des inters : 10 par an (il ne sort pas sur tous les feux…)

Le VBS sort sur 8% des inters : 40 par an... Proba de double départ quasi-nulle...

Bref, nous voilà avec un engin qui sort statistiquement 1 fois/semaine…

On peut même y mettre le rôle VTU dans les CS < 300 dép/an ou VTU2 au-dessus…

Un double engagement arrivera peut-être une fois en 20 ans, et encore…

Et pour cette seule fois en 20 ans, on engagera un engin voisin… 

En +, on hésiterait à doter un petit CS de 3 engins qui sortent si peu. Affecter un engin qui fait les 3 améliore la situation à moindre coût… Plus de sécurité pour moins cher, ça va bien ??

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 15:35
Actuellement, les protections contre l'explosion en plein air sont « passives » :
Engagement minimal, établir à l’abri de l’engin, attaquer à fort débit, c'est déjà pertinent

 

Mais au cas où l’irréparable se produit ?

Lees EPI protègent, mais sont faibles face au souffle et surtout aux projectiles associés…

Est-il possible de créer un dispositif facile d’emploi qui nous protégerait mieux si déflagration?

Une sorte de bouclier ? Bien sûr, ça reste un concept, avec ses avantages et ses inconvénients, d’autres solutions sont sans doute envisageables, voire plus adaptées ? 


L’idée est venue en regardant des CRS et leur bouclier, léger, résistant, permettant de marcher.

1m x 50cm, ne gênant pas la progression du BAT en étant encombrant, lourd, en bref trop gênant 

Percé au centre avec un support de fixation pour une LDV. Le BAT tient la LDV, qui tient elle-même le bouclier. Le Chef BAT ne tient que la lance, et non pas 2 accessoires

Une fois les flammes couchées sur la VL, le BAT peut coincer le bouclier dans l'habitacle et filer, ou décrocher le bouclier et fignoler l’extinction, sans s’encombrer pour aller finir moteur et pneus

 

Inconvénients : ne doit pas être lourd, sinon c’est une gêne

-Confusion avec les CRS ? Risque d’escalade des cailloux qui volent ? Faire un bouclier plus discret, protégeant toujours mieux des projections qu’une veste textile ? 

-Quelle réaction si ça explose ? Il reste face au BAT, qui est couché mais protégé, ou vole?

 

Il y a sûrement des essais à faire avant de trouver l'optimal, mais sans doute une idée à creuser ??

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 07:15

Est-il normal avec les technologies connues en 2008 de laisser s’engager des binômes aveugles ? 

Normal qu’un binôme en difficulté soit seul avec lui-même pour demander du secours ?

(ah non, c'est vrai, il a une magnifique poire, comme les voitures de 1910, génial...)
Le BSEC, ok, encore faut-il entendre le SOS et pouvoir retrouver le BAT  rapidement…

Normal de tâtonner sans caméra thermique au risque de se blesser ou louper une victime ?

Une radio qui évite un mort SP coincé lors d’une reco et qu’on cherche en vain, c’est quel prix ?


La vie d’un SP vaut moins qu'une radio. C'est bon à savoir...

Radio pourtant rentable, elle améliore l’ergonomie des établissements (moins d’aller-retour), et surtout si elle évite un seul mort, on en rentabilise 20 d'un coup. Sans attendre un mort...

 

Quant à la cam' thermique, son utilisation réduit le temps de recherche du foyer, donc de l'inter, réduit les rondes en aidant la traque des foyers résiduels (ce qui peut éviter de perdre des procès suite à une reprise de feu…). Mais non, on continue de bricoler, sans relier le coût aux gains associés comme certains voisins, les assureurs et les SP privés...

 

Pourquoi remplace-t-on des matériels dont on sait qu’ils sont obsolètes dans leur usage (la MPR?) alors que pour le même prix, on équiperait plusieurs FPT en cam' et radios?


Il est beau, mais s'il est vide de matos moderne, ça sert à rien

 

Une caméra par FPT comme les Anglo-saxons, c'est utopique pour nous, mais pourquoi pas déjà les VLCG et/ou Echelles et/ou FPTSR, engins souvent sur feu d’appart ou locaux clos.

 

Vous préférez une MPR de plus ou un FPT équipé au top ?

Un VTU et un FEV ou un VTU-EV et 2 FPT équipés au top?
Un jour, il faudra arrêter de collectionner les bahuts, en avoir moins mais mieux équipés…

 

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