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  • : Opti-secours
  • : Réflexion utopique sur l'optimisation globale tous azimuts du service d'incendie et de secours en France
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Pourquoi un tel site ?

Pourrions nous, à budget constant, améliorer notre savoir-faire, notre sécurité, notre communication avec les élus en montrant que nous sommes un centre de profit pour la collectivité?

Ce site veut juste proposer des pistes de réflexion ou d'optimisation, qui paraîtront à beaucoup utopistes ou farfelues, mais destinées à titiller la curiosité du lecteur, à le faire réfléchir sur lui et sa corporation, et se demander peut-être ce qu'il pourrait proposer pour aller de l'avant.

Nota : Un grand merci à tous ces SP qui, au quotidien, cherchent à optimiser, bricoler, inventer, sécuriser, bref, faire avancer le système, quelque soit leur grade et leur statut...

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 13:54

On le sait, certains CS SPV sont déserts la journée…

Avec les contraintes administratives que font peser les SDIS sur les SPV, la FIA de 6 semaines, les notes internes, les normes, les formations, les recyclages, la polyvalence, l’aptitude médicale trop restrictive, le volume d’inters, on peine à fidéliser les gens, et engager des SPV qui sont dans la vie active.

Or ce sont eux qui assurent la pérennité d’une caserne, pas les jeunes qui réclament de l’inter mais qui ne font que 3 ans et ensuite démissionnent…

 

Comment pourrait-on renforcer le système à effectif constant ?

80% nos interventions sont devenues du taxi ou de l’assistanat.

Beaucoup de SPV en sont lassés, pourtant ils aiment rendre service sur leur territoires.

Et si limiter les interventions était une chance pour sauver le volontariat à bout de souffle ?

 

Les postulats de départ sont :

Réduire le volume d’inters (trier plus sévèrement, facturer, réduire les départs-types trop lourds, etc) : en réduisant le volume en ville, on « libère » des agents pour armer des CS en journée.

Revenir à l’appel général pour les feux et SR (voir ici), on sait que ces départs motivent les gens et qu’ils viennent en nombre.

Créer des « pôles » avec un CS « central » ayant en piquet en journée en mesure d’aller faire les inters de complaisance à la ronde pour ne pas déranger les SPV au travail ou dans leur vie de famille.

(bien entendu si les SPV se renseignent dans un logiciel type Artemis ou Gipsy et voient passer le camion des voisins, ça ne va pas aller… donc appel G et on ne les dérange que si c’est justifié…)

L’objectif est de fidéliser les SPV pères de famille, en ne les dérangeant pas pour rien.

 

On ne peut pas en vouloir au SPV père de famille qui n’a pas envie d’être dérangé 2h pour une daube en VSAV. Cessons les discours stériles « il n’a qu’à arrêter », on voit où ça a mené le volontariat, il faut plutôt améliorer la situation, à l’instar de nos voisins Allemands qui ne dérangent pas les SPV pour rien, et qui ont des taux de réponse à l’appel général à faire pâlir n’importe quel SDIS français...

 

On dit que ça coute trop cher d’embaucher des SPP, oui et non :

Les SPP n’ont plus le droit de changer une ampoule et ne font plus le ménage dans leur caserne…

Redonnons le droit aux SPP de bricoler pendant les gardes, plutôt que faire du Excel…

Réparer, repeindre, entretenir, régler, contrôler le matériel et les hydrants du secteur, etc.

A budget égal, plutôt que des prestataires et des PATS, on a des SPP qui arment des engins.

De plus, avec l’importante professionnalisation des dernières années, il va falloir gérer plus de « fin de carrière ». Un CS à faible sollicitation, avec du bricolage en journée, ça peut intéresser des agents, plutôt qu’un triste bureau…

Bien entendu, on évitera de choisir un SPP syndicaliste anti-volontaire notoire…

 

Mettre un piquet fixe en journée diminue la sur-sollicitation des SPV pour les bouses et redonne un souffle de motivation pour les vrais gros départs.

De plus, le départ immédiat est un gain pour l’ACR avec DSA…

On limite aussi le risque routier, on ne bipe plus des gens pour un PI ouvert ou une cheville foulée.

Bien sûr l’idéal c’est 3 pour faire le VSAV complet. Mais c’est très cher.

Et puis il faudra finir par admettre qu’un VSAV à 2 suffit dans 75% des inters.

 

Que peut-on faire à 1 ou 2, pour aider le volontariat en journée ?

En France on fait sortir des engins de volontaires « complets », ce qui entraine des temps de départs nullissimes, car il faut toujours attendre le dernier qui habite loin.

Nos voisins font partir rapidement un engin avec les 1ers arrivés, les suivants prennent un 2ème engin quelques minutes après.

 

Que peut-on faire avec un SPP en journée :

Gérer une bonne partie de la paperasse du CS et des CI autour, enregistrer les formations, les recyclages, suivre les visites médicales, les livraisons et retour logistiques, réparer le petit matériel, etc

Préparer les plans et ouvrir les portes pour les départs

Faire chauffer les engins le temps que les SPV arrivent (gain en durée de vie des moteurs)

Aller refermer un hydrant défaillant sur le secteur CS et CI autour

Amener un CCGC en renfort chez les voisins (oui seul, on n’est pas handicapés, les routiers conduisent seuls toute la journée et ils n’en meurent pas – il existe des GPS spéciaux « PL »…)

Partir en prompt-secours SAP sur les ACR pour poser rapidement un DSA

(les 2 autres suivront avec le VSAV 8 min plus tard)

Prompt-secours sur AVP pour baliser, éviter le sur-accident, éteindre un début feu ou faire un dégagement d’urgence, confirmer ou infirmer un SMUR, etc (oui seul, les patrouilleurs autoroutiers y arrivent…).

 

Que peut-on faire avec deux SPP en journée :

Départs VTU sur guêpes, inondations, arbres, etc

Renfort CCGC, EPA, Balisage, VPCE-Berce, etc.

Prompt-secours VSAV sur ACR

VSAV à 2 sans déranger les SPV pour chevilles foulées, règles douloureuses au lycée, faux arrêts maladie du lundi matin, etc

VSAV « Relais-transport » des CI autour, sur les secteurs éloignés d’un CH :

Ainsi les SPV du CI sont vite de retour, disponibles pour leur employeur, sans se taper les 3h d’aller-retour hôpital.

 

En libérant la contrainte trop forte qui pèse sur les SPV, à la fois opérationnelle et administrative, on retrouve de la motivation pour les SPV adultes, permettant d’assurer nos vraies missions avec un bel effectif suffisant. On retrouvera des pères de familles, stables sur la commune, qui n’auront plus à mettre leur engagement entre parenthèses car il est trop pesant, ils pourront retrouver une dynamique en n’étant sollicités que pour des vraies interventions, ce qui est bien plus motivant, et efficace pour le service.

Quant aux départs seuls ou 2, il faut regarder le monde qui nous entoure, il n’y a que la fonction publique qui s’autorise tant de sur-effectifs sur le dos de nos impôts. Dans le privé, ils font largement la même chose avec 2 ou 3 fois moins de personnel et ils y arrivent très bien… Il serait illusoire de mettre un piquet à 3 SPP dans les CS en journée, alors que 1, ça peut se réfléchir, donc il faut cesser de se fermer au progrès en restant camper sur des positions d’un autre âge…

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commentaires

S
Bonjour,

Je pense que pour remotiver les troupes SPP comme SPV il va falloir faire un choix drastique sur le SAP et créer une structure dédiée aux ambulances comme aux Pays Bas. Les pompiers doivent se consacrer à leur cœur de métier qui est l'incendie et le sauvetage.
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